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Eyraud dénonce « la coalition » contre lui et des supporters manipulés

Dans un long entretien accordé à So Foot, Jacques-Henri Eyraud, écarté de ses fonctions de président de l’OM la semaine dernière, regrette l’action de certains supporters qu’il estime instrumentalisés.

Depuis la semaine dernière, Jacques-Henri Eyraud n’est plus le président de l’OM. Cible des critiques, il a été écarté au profit de Pablo Longoria, ancien directeur sportif, et se contente d’un rôle au sein du conseil de surveillance. Dans une interview accordée à So Foot, le dirigeant use de la métaphore des séries télévisées pour qualifier son passage à la direction de l’OM entre 2016 et février 2021. « Le foot, et l’OM en particulier, c’est comme Game of Thrones ou Sons of Anarchy, en fait, explique-t-il. Or, en matière de série, je préfère le code d’honneur des héros de Peaky Blinders. »

Il confie avoir « morflé » et pris beaucoup de « cheveux blancs ». Il s’en prend notamment aux supporters avec qui, il l’assure, il avait pourtant noué un lié de confiance. « Les gens ne peuvent pas se douter des rapports que je peux entretenir avec certains d’entre eux , à part de le CU84, qui s’est radicalisé et a coupé tout contact depuis près d’un an. Trois semaines avant l’invasion de la Commanderie, j’étais dans un local à discuter avec un groupe et à répondre à leurs critiques et ça s’était très bien passé, nous discutions normalement. »

« J’ai bien identifié la coalition qui est contre moi »

Il s’intéresse évidemment de très près à l’enquête sur les violences à La Commanderie, commises le 30 janvier dernier par plusieurs centaines de supporters. « L’enquête consiste à savoir si cette opération était planifiée, et si oui, par qui… On va essayer d’établir les responsabilités de chacun, et je ne ferai pas d’amalgame entre des casseurs et des supporters de l’OM. »

Selon lui, une partie des supporters est manipulée. « Certains le sont oui, confie-t-il. D’autres ont peut-être une vision qui n’est pas la nôtre. Vous savez, quand je suis arrivé à la tête du club et que l’on a vu que j’avais commencé ma carrière chez Disney, on m’a tout de suite prêté l’intention d’installer des pom-pom girls et des mascottes au Vélodrome. Quatre ans et demi plus tard, les pom-pom girls, vous les trouvez à Angers ou à Reims. Pas à Marseille. Et les places en virage sont à 9 euros pour les ultras. Nous sommes très attachés à l’identité populaire de ce club, on ne veut pas en faire l’Arsenal de l’Emirates Stadium avec des abonnements annuels à 1000 livres. »

« JHE » assure connaître l’origine de ses détracteurs. « La coalition qui est contre moi, je l’ai bien identifiée, explique-t-il. Elle se compose d’abord de tous ceux qui rêvent de posséder l’OM ou de le diriger. Et puis, vous avez des salariés licenciés ou des anciens joueurs. » « Vous avez des ultras, aujourd’hui interdits de stade, qui ont commis des malversations, des prestataires écartés qui se répandent dans la presse locale », ajoute-t-il en visant le journal La Provence qui a, selon lui, « une responsabilité évidente dans le climat actuel, il a franchi la frontière de la diffamation et des injures publiques… »

Nicolas Couet Journaliste RMC Sport

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