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Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky dénonce le rejet par l’OTAN des zones d’exclusion aérienne

Antony Blinken (droite), Jens Stoltenberg (centre), et Jean-Yves Le Drian (gauche) au siège de l’OTAN, à Bruxelles, le 4 mars 2022. OLIVIER DOULIERY / AFP

Les journalistes ukrainiens présents à Bruxelles ont multiplié les questions tout au long de la journée de vendredi mais ils ont, partout, reçu la même réponse : il n’y aura pas de zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine. Ni l’OTAN, ni les Etats-Unis, ni les pays européens ne veulent s’engager dans un conflit ouvert avec la Russie, et ils ne tenteront donc pas d’intercepter et d’abattre des appareils russes qui survoleraient l’Ukraine.

Si un avion appartenant à un pays membre de l’OTAN était la cible de l’armée russe lors d’un combat, cela déclencherait automatiquement l’article 5 – ou clause d’assistance mutuelle – du Traité de l’Atlantique Nord et entraînerait les 30 membres dans le conflit.

« Pas d’avions dans le ciel, pas de troupes sur le territoire ukrainien », indiquait dès lors Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, à l’issue d’une réunion des ministres des affaires étrangères. « Nous avons la responsabilité, en tant qu’alliés de l’OTAN, d’éviter que cette guerre s’étende au-delà de l’Ukraine parce que cela serait encore plus dangereux, plus dévastateur, et cela causerait davantage de souffrances », a ajouté le responsable norvégien, soulignant qu’il comprenait le « désespoir » des Ukrainiens.

Leur président, Volodymyr Zelensky, avait encore plaidé, vendredi matin, pour une « no-fly zone » après la frappe russe contre la centrale nucléaire de Zaporijia. Dans une vidéo diffusée vendredi soir, il s’est montré très amer, déplorant la « faiblesse » de l’Alliance et ajoutant, à propos de la réunion ministérielle : « Il a été clair que tout le monde ne considère pas que la bataille pour la liberté de l’Europe est l’objectif numéro un. » Et il lançait à l’intention des ministres : « Tous les gens qui mourront après aujourd’hui mourront à cause de vous. »

Les jours à venir « probablement pires »

Selon M. Stoltenberg, les jours à venir seront, en tout cas, « probablement pires, avec davantage de morts, de souffrances et de destructions ». Dans la soirée, Antony Blinken tenait des propos identiques : tout démontre que le conflit risque encore de s’aggraver mais il n’est pas question d’entrer en guerre contre la Russie, confirmait le secrétaire d’Etat américain. Il s’agit plutôt d’aider les « héroïques » Ukrainiens à se défendre en renforçant leurs moyens militaires. Pour le reste, « nous ne cherchons pas le conflit, mais si le conflit vient à nous, nous sommes prêts », ajoutait-il, soulignant, comme le président Joe Biden, que « chaque pouce » du territoire de l’OTAN serait défendu en cas d’attaque russe contre un pays membre.

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