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L’Afrique en quête de puissance numérique

Publié le : 06/02/2022 – 00:43

Depuis 2019, le marché des services de l’informatique en nuage qui se nomme le Cloud, se développe rapidement en Afrique avec de nombreux investissements de grandes firmes internationales. Ces installations permettent aujourd’hui à l’Afrique du Sud de maîtriser une puissance numérique capable d’assurer le développement pérenne de son économie.

Toutes les informations numérisées qui transitent par internet sont stockées dans des fermes d’ordinateurs dénommées « serveurs ». Ces centres de données hébergent aussi des programmes d’intelligence artificielle qui offrent un ensemble de services informatiques et une puissance de calcul que les usagers du Web, les entreprises ou encore les services gouvernementaux consomment à la demande et selon leurs besoins. 

Jusqu’à présent, les pays africains cédaient le traitement de leurs données aux grandes firmes high-tech, en dehors de leurs frontières.  Rapatrier sur leurs territoires les fermes de serveurs du « cloud computing » selon le terme anglais ou de « l’informatique en nuage » en français, est devenue une tendance de fond dans de nombreux pays du continent , nous précise Régis Louis, vice-président production et stratégie de l’entreprise américaine Oracle qui vient de déployer un centre de données en Afrique du Sud.

« L’Afrique est entre guillemets  » Cloud ready « , c’est-à-dire que l’ensemble des moyens pour communiquer au travers d’Internet est aujourd’hui en place et permet de déployer la puissance informatique du cloud computing de façon optimale sur le continent. Les systèmes du cloud permettent de démocratiser l’accès aux technologies puisqu’on n’a plus besoin d’investissement matériel complexe ou de logiciels directement stockés dans votre ordinateur en se connectant aux centres de données qui délivrent la puissance informatique dont vous avez besoin.

Le Cloud n’est pas réservé uniquement aux grandes entreprises, des gouvernements en Afrique par exemple, emploient déjà ces systèmes pour étudier les variants de la Covid, ce qui nécessitent énormément de puissances de calculs. Le vice-président du groupe démontre l’efficacité du cloud : le partenariat que nous avons noué avec l’institut Tony Blair a permis d’optimiser les programmes de vaccinations dans l’ensemble des pays africains.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’impact environnementale des centres de données du cloud, Oracle a opté pour une stratégie ambitieuse. Tous nos Datacenter en Europe centrale, par exemple, sont entièrement alimentés par une électricité qui est issue des énergies renouvelables. Nous avons décidé également que l’ensemble de nos centres de données sur la planète, à l’horizon 2025, soit entièrement décarboné. » 

► À écouter aussi : Le Mali en quête de souveraineté numérique

En multipliant les centres de données sur leurs territoires, la plupart des acteurs gouvernementaux africains souhaitent faire évoluer rapidement la puissance numérique de leurs pays respectifs. Et du Sénégal, à la Côte-d’Ivoire en passant par l’Afrique du Sud, le déploiement de cette informatique en nuage est motivé par le souci de recouvrer une souveraineté politique, économique et numérique dont profiteront tous les pays du continent.

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