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Attaque d’un pétrolier au large d’Oman : l’Iran rejette des accusations « sans fondement » du G7

Le pétrolier « Mercer-Street », au large du port émirati de Fujairah, le 3 août. KARIM SAHIB / AFP

L’Iran s’est indigné, samedi 7 août, des déclarations des ministres des affaires étrangères du G7, qui l’ont accusé d’être responsable de l’attaque meurtrière d’un pétrolier au large des côtes d’Oman, perpétrée à la fin de juillet.

« Nous condamnons fermement les accusations sans fondement des ministres des affaires étrangères du G7 et du haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères dans laquelle ils ont porté des accusations sans fondement contre la République islamique d’Iran », a assené le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, dans un communiqué.

« Tous les éléments de preuve disponibles désignent clairement l’Iran », ont accusé les grandes puissances du G7 dans une déclaration commune, en dénonçant une « attaque délibérée et ciblée » sans « aucune justification ».

Enquête américaine

Le 29 juillet, le Mercer-Street, un pétrolier géré par une société appartenant à un milliardaire israélien, a été la cible d’une attaque au large d’Oman, qui a conduit à la mort d’un garde de sécurité britannique et d’un membre d’équipage, roumain. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et Israël avaient très rapidement accusé l’Iran, qui a démenti toute implication, sur fond de tensions récurrentes, d’attaques et de sabotages en série dans les eaux de la région.

Vendredi, le commandement militaire américain chargé du Moyen-Orient (CentCom) a publié les résultats de son enquête. Selon son communiqué, deux drones piégés ont d’abord manqué leur cible, avant qu’un troisième, « chargé d’explosif à usage militaire », vienne s’abattre sur le Mercer-Street. Les experts américains « ont pu récupérer plusieurs morceaux de ce troisième drone » et « ont conclu, sur la base de preuves », qu’il « avait été fabriqué en Iran », ajoute le CentCom.

Aux yeux du général de brigade iranien Abolfazl Shekarchi, cité par l’agence de presse officielle IRNA, « les Américains disent qu’ils ont trouvé des parties des drones iraniens dans l’eau, et c’est leur preuve. Mais quel laboratoire a déterminé que [les drones] appartiennent à l’Iran ? », a-t-il interrogé. Le militaire dénonce « la méthode des Américains de tisser des histoires et de les utiliser pour accuser l’Iran ».

Le Monde avec AFP

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